Prêt à partir !?

Publié le 2 Mai 2016

Prêt à partir !?

Faire le tour du monde ?

Je préfère mettre des guillemets au terme de « tour du monde », parce que sans cela, il peut sembler inexact. La plupart des voyageurs « tourdumondistes » ne passe pas par tous les pays de notre planète, et ne parcourt pas les 5 continents. Bref, partir d’Europe vers l’Est pour y revenir par l’Ouest, cela constitue une jolie boucle qui fait bel et bien un tour… du monde.

Alors voilà, 2 réactions reviennent régulièrement lorsque nous parlons de notre projet : « waouh génial ! » ou bien « oulala ben vous êtes courageux, moi je ne pourrais jamais faire un truc pareil …» et pourtant aujourd’hui il n’a jamais été aussi facile de voyager.

Cependant, si tout le monde peut se lancer, que faut-il ? Voici quelques éléments de réponses (liste non-exhaustive) :

– Un compte en banque bien rempli ?

Oui et non. Tout dépend de la manière de voyager de chacun. Certains parviennent à tenir 1 an avec 8 ou 10.000 euros, d’autres ont besoin d’un peu plus, voire beaucoup plus. A noter qu’une année de vie à Paris, Marseille ou même à Besançon revient bien plus cher que cela. Evidemment, le choix des pays à son importance, voyager en Australie ne coûte pas le même prix qu’en Bolivie.

– Etre sportif ?

Si tu prévois de grimper l’Anapurna ou de descendre l’Amérique du Sud à vélo, il est préférable, oui. Si tu prévois de visiter tranquillou et de t’arrêter prendre l’apéro régulièrement, parce que goûter toutes les bières locales te semble primordial, un entraînement physique de 2 ans peut paraître un poil inutile.

– Savoir parler 6.000 langues ?

Oui. Sinon tu es mort.
MAIS NON, enfin voyons ! Baragouiner l’anglais est évidemment un plus dans une très grande majorité des pays du monde. L’espagnol est largement le bienvenu en Amérique du Sud et il a été prouvé qu’on se fait un peu moins arnaquer au Népal lorsque l’on parle népalais. Mais si les étrangers ne s’en sortent pas si mal en France, alors que tu es souvent passé devant eux, perdus, carte et boussole à la main, sans chercher à les aider, et bien tu t’en sortiras aussi. Et heureusement pour toi/pour nous, les américains et asiatiques sont globalement plus accueillants que les français à l’égard des touristes…

– Aimer manger du riz et du poulet ?

Sûrement, oui.

– Que manque-t-il, alors, pour se lancer ?

Parfois l’envie, parfois le courage.
Pour ce qui est des considérations matérielles (appartement, maison, voiture, collection de DVD qui risque de moisir), les invoquer comme excuse n’est pas considéré comme valable. Il existe tout un tas de solution (location, vente, prêt) pour te sortir de ce terrible dilemme. Quoi qu’il en soit, prendre LA décision de partir en voyage autour du monde en sac à dos, en stop en Amérique, à cheval en Asie ou à cloche-pied en Antarctique, est LA chose la plus dure à faire. Oui, le plus dur est la prise de décision, quel que soit l’objet du voyage. Prendre conscience de ce qu’on laisse « ici », sans savoir ce que l’on trouvera « là-bas », l’accepter et se lancer, c’est la clé.

Il n’est pas non plus obligatoire d’avoir une thématique, une vue humanitaire ou une portée écologique. Le voyage se suffit à lui-même, décomplexe-toi. Inutile d’y trouver une raison, comme une excuse pour oser quitter ton quotidien et chercher à voir ailleurs. Tout va bien.
Enfin, il n’y a pas de bonne manière de voyager. Chaque voyage s’adapte à son voyageur, et prétendre l’inverse me semble bien risqué. Si tu n’aimes que les beaux hôtels et que la nourriture de rue te fait hurler parce que l’hygiène c’est moyen moyen, toi aussi tu as le droit de voyager. Ton voyage répondra à TES attentes, pas à celle du routard d’à côté, et c’est bien ça l’important.

Non ?

DUNE qui roule n'amasse pas mousse

DUNE qui roule n'amasse pas mousse

Rédigé par :D

Publié dans #partir

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